Les pratiques à risque

Faire une AMP à l’étranger

Faire une AMP à l’étranger

Ce que vous devez savoir avant de vous rendre à l’étranger pour une AMP

Les activités d’assistance médicale à la procréation (AMP) sont strictement réglementées en France. Les centres d’AMP et les praticiens sont spécifiquement autorisés pour la réalisation des actes d’AMP en lien avec la bonne qualité des soins qui sont donnés ; ils sont soumis au respect des règles de bonnes pratiques. Les praticiens sont contrôlés annuellement par l’Agence de la biomédecine.
L’Agence de la biomédecine souhaite attirer votre attention sur le fait que tous les pays, y compris ceux appartenant à l’Union européenne, n’imposent pas les mêmes règles et standards d’agrément des praticiens et de bonnes pratiques, ce qui peut avoir des conséquences sur la qualité des soins et la sécurité sanitaire.

Quelles différences entre la France et les pays étrangers ?

  • Les tests pratiqués sur les donneurs de gamètes pour la recherche de certaines affections virales ou génétiques ne sont pas systématiquement réalisés avant le don comme cela est fait en France.
  • Les chances de grossesse, annoncées par quelques centres étrangers, ne reflètent pas toujours la réalité. Certains taux de succès affichés et particulièrement attractifs ne font pas l’objet d’une validation officielle par les autorités sanitaires compétentes des pays concernés.
  • Vous pouvez vous exposer à un risque de grossesse multiple aux conséquences parfois graves pour votre santé ou celle des enfants. Le choix du nombre d’embryons transférés doit prendre en compte l’ensemble des données médicales contenues dans votre dossier. En France, la règle tend à ne permettre le transfert que de deux embryons, voire d’un seul.
  • Les règles appropriées à la conservation et à la confidentialité des données médicales de votre dossier ne sont pas appliquées avec la même rigueur dans tous les pays.
  • La législation concernant l’anonymat du don de gamètes et les règles de filiation est variable selon les pays. Ces différences peuvent entraîner des difficultés juridiques parfois inextricables et toujours dommageables pour l’équilibre de votre famille.
  • En France, le recrutement des donneurs, et plus spécifiquement celui des donneuses d’ovocytes, est régi par des principes éthiques destinés à les protéger de tout trafic. Des règles portant notamment sur l’absence de rémunération des dons et l’attention portée à ce que les dons n’aient pas de conséquence sur la santé des donneuses, ne sont pas toujours prévues ou respectées dans les pays étrangers.

Toutes les difficultés que vous pouvez anticiper

  • Avant de vous engager à suivre un traitement d’AMP dans un pays étranger, vous devez être parfaitement informé des conditions dans lesquelles ce traitement va être réalisé.
  • Il est important que vous disposiez de votre dossier médical complet qui contient toutes les informations nécessaires à votre prise en charge dans les meilleures conditions possibles.
  • Vous devez connaître les moyens de recours possible au cas où surviendrait un événement indésirable au cours de votre traitement à l’étranger.
  • N’hésitez pas à demander un conseil avisé auprès de votre médecin traitant ou de votre gynécologue.

[mise à jour : novembre 2014]