Chloé et Leisy ont bénéficié d’un don de spermatozoïdes pour concevoir leur fille Elie

« Le jour de la première écho, un petit pois est là. On entend son cœur qui bat.”

Découvrez le témoignage de Chloé, qui a eu recours au don de spermatozoïdes avec Leisy pour concevoir sa fille Elie.

Je m’appelle Chloé, j’ai aujourd’hui 32 ans. Je suis en couple avec Leisy depuis bientôt 9 ans. Notre famille est composée de notre chien, Ouvéa et de 3 chats. Avant de parler enfant avec Leisy, je n’avais jamais été confrontée à l’univers du don de gamètes.

Je demande un rendez-vous dans le centre de don le plus proche

Notre parcours PMA a été long et compliqué.

Quand on se lance dans le projet bébé en 2018, la PMA n’est pas ouverte aux couples de femmes en France. On se tourne alors vers la Belgique pour plusieurs tentatives.
On découvre alors que ma réserve ovarienne est très basse. Entre échecs et COVID, nous voilà rapidement en 2021.

La nouvelle loi de bioéthique nous permet de prendre rendez-vous dans un centre de don en France. On recommence les examens, les prises de sang AMH, hystérosalpingographie, le verdict ne change pas : ma réserve ovarienne est toujours aussi basse. Les chances sont infimes, mais on tente quand même…

Août 2022, le fameux sésame tant attendu : un don de spermatozoïdes nous est attribué.
Nous réalisons une première insémination qui se solde sur un échec. On enchaîne directement la stimulation sur mon prochain cycle pour réaliser une deuxième insémination.

10 jours après l’insémination, je craque. Impossible d’attendre le résultat de la prise de sang qui doit avoir lieu dans 5 jours. Je sais que ça n’a pas fonctionné. Je veux juste voir le résultat négatif pour enfin passer à autre chose et pouvoir faire ma première FIV.

Leisy me propose alors de faire un test de grossesse. C’est d’ailleurs la première fois qu’on fait un test, habituellement mes règles arrivent avant l’échéance de la prise de sang.
Et là, c’est écrit…
ENCEINTE

On ne veut pas y croire. On court à la pharmacie acheter des tests de grossesses.
On en fera alors un (voire deux!!) par jour jusqu’au jour de la prise de sang.
Le taux est bon. Je contacte le centre, une nouvelle prise de sang est faite 48h après.
Le taux évolue bien.
Ça y est, je suis enceinte. J’ai du mal à y croire

La première échographie a lieu 3 semaines après. C’est long, j’ai peur d’un « sac vide » ou d’une grossesse extra-utérine.
Le jour J : un petit pois est bien là … Son cœur bat.
On respire, on commence à y croire réellement.

Je pense que je ne pourrais jamais décrire ni oublier l’émotion quand l’obstétricien a posé Elie sur moi ce 18 Juin 2023. La pression de l’accouchement est retombée, les larmes ont coulé. C’était indescriptible, magique. J’ai mis un long moment à me rendre compte qu’elle était là, qu’on avait réussi, que c’était notre fille. Aujourd’hui encore, quand je la regarde, quand je la vois grandir, s’émerveiller, j’ai du mal à me rendre compte de la chance qu’on a.

J’invite ceux qui peuvent le faire à donner. C’est vrai que ce n’est pas un parcours facile de donner, que ce soit les spermatozoïdes ou les ovocytes, il y a plusieurs rendez-vous médicaux… mais ça crée des familles.
Pour le donneur, c’est un parcours de quelques étapes, mais pour celui qui attend un don, c’est la chance d’une vie.

Prenez rendez-vous pour donner vos gamètes, vous ferez des heureux.

Je demande un rendez-vous dans le centre de don le plus proche

Un jeune homme souris en regardant la camera

Je trouve le centre de don le plus proche de chez moi

Je trouve les coordonnées d’un centre près de chez moi pour un premier rendez-vous d’information.

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